Tout roule pour les cars et bus du réseau Océlorn - Élorn bus & cars

Tout roule pour les cars et bus du réseau Océlorn

Publié le 22 octobre 2019 par Administrateur

Ses véhicules font voyager les Finistériens depuis plus de 50 ans. Alain Roué, fraîchement élu Opérateur de l’année, revient sur cette success-story landivisienne initiée par ses parents.

À l’origine, il y a Albert et Odette, les parents d’Alain Roué. « Avec un petit bas de laine, ils ont racheté l’entreprise dans laquelle travaillait mon père : deux cars Chausson affectés à la ligne Landivisiau-Roscoff », raconte leur fils, à la tête aujourd’hui d’un petit empire du transport collectif.

Cinquante ans plus tard, les deux véhicules stationnés sur le parking du Champ-de-Foire, à Landivisiau (Finistère), ont en effet été rejoints par quelque 450 autres repartis sur 18 sites finistériens. Chaque jour, 10 000 personnes sont transportées par le réseau Océlorn et ses 420 salariés !

À l’origine, il y a Albert et Odette, les parents d’Alain Roué. « Avec un petit bas de laine, ils ont racheté l’entreprise dans laquelle travaillait mon père : deux cars Chausson affectés à la ligne Landivisiau-Roscoff », raconte leur fils, à la tête aujourd’hui d’un petit empire du transport collectif.

Cinquante ans plus tard, les deux véhicules stationnés sur le parking du Champ-de-Foire, à Landivisiau (Finistère), ont en effet été rejoints par quelque 450 autres repartis sur 18 sites finistériens. Chaque jour, 10 000 personnes sont transportées par le réseau Océlorn et ses 420 salariés !

24 entreprises rachetées

Dans sa jeunesse, Alain Roué était « Galop 7, juste en dessous du monitorat. » L’équitation aurait pu être un métier. Elle restera une passion, « mais aussi ma première formation à la compétition », sourit le Landivisien de 55 ans, citant « une envie de gagner » qui ne l’a plus quitté.

Quand il prend la tête de l’entreprise familiale, en 1994, celle-ci compte déjà une petite quinzaine de véhicules, grâce à l’essor du transport scolaire et des excursions. Son père était un chef d’entreprise autant qu’un « conducteur-animateur, toujours avec son harmonica », mais « il y a laissé la santé ». Le fils ne veut plus « être au four et au moulin. » Sa solution : faire grossir la société.

« À cette époque, chaque commune ou presque a son entreprise de transport collectif avec deux ou trois véhicules. » La première à passer dans le giron des Cars de l’Elorn, c’est Abalain, à Plouescat. La suivante, Jean Lagadec, le concurrent landivisien. L’acquisition la plus récente, en 2015, est aussi la plus importante : les Autocars Le Cœur, en pays bigouden, 105 salariés et presque autant de véhicules.

En tout, 24 entreprises sont rachetées. Mais douze d’entre elles, comme les Autocars Le Cœur, ont gardé une certaine forme d’autonomie. « Elles ont leur atelier et leur partie exploitation. » Ces sociétés ont aussi conservé leur nom (Cars Rolland, Voyages du Porzay, Autocars l’Été évasion…). « Ça fait partie du patrimoine économique. Si demain je mets les cars de l’Elorn à Saint-Renan, ça ne veut plus rien dire ! »

Malgré un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, le patron revendique un côté PME. « En face de nous, il y a des groupes qui ont 10 000 cartes grises. » Lui est fier d’afficher un ancrage local, « au service des écoles, des associations, des collectivités ». Si l’entreprise a l’opportunité de se développer en dehors du département, « il faudra que ce soit à maximum une heure de mon camp de base, Landivisiau. »

Bientôt au gaz naturel

En même temps que grossir, le réseau veut verdir. D’ici 2021 ou 2022, Alain Roué a bon espoir de rouler au gaz naturel. « Le renouvellement des véhicules se fera en fonction du déploiement des stations-service proposant ce carburant. »

L’innovation est également au cœur de la stratégie, comme la billétique sans contact sur le réseau urbain de Douarnenez Cette action est l’une de celles mises en valeur récemment dans le cadre de la remise du prix de l’Opérateur de l’année, initié par Mobilité magazine. Une distinction que le Léonard n’a pas manqué de dédier à ses parents, Albert et Odette.

Lire l’article complet du Ouest-France